|
TROUVEZ TOUT SUR CE SUJET
Le projet de loi C-51 et les produits de santé naturels – Les faits
Communiqué du Gouvernement du Canada
1. Comment le projet de loi C-51 entend-
il changer le mode de réglementation actuel des
produits de santé naturels?
Le projet de loi C-51 ne modifiera pas le
présent mode de réglementation des produits de
santé naturels au Canada. Le Règlement sur les
produits de santé naturels, introduit en
2004, fonctionnera de la même façon dans le cadre
du projet de loi C-51. Cette pièce législative a
été conçue pour compléter et appuyer les
politiques actuelles en matière de produits de
santé naturels.
Le Règlement sur les produits de santé
naturels reconnaît déjà que les produits de
santé naturels diffèrent des drogues et que les
exigences de preuve liées aux drogues ne leur
conviennent pas. Le projet de loi C-51 n'apporte
aucun changement à cet égard. Au fait, il favorise
des exigences diverses pour différents types de
produits. Il s'ensuit que les normes utilisées
pour évaluer les risques et avantages des produits
de santé naturels continueront à prendre en
compte les antécédents d'utilisation, les
utilisations traditionnelles et les pratiques
culturelles.
Les activités réglementées pour les produits de
santé naturels ont déjà été définies dans le
Règlement sur les produits de santé naturels
et ne seront pas modifiées. Ces activités
comprennent les suivantes : fabrication,
emballage, étiquetage, importation et distribution
de produits de santé naturels pour la vente. Les
modifications apportées à la liste des activités
contrôlées dans le projet de loi C-51 ne
s'appliquent que pour les cellules, les tissus et
les organes.
Pour ce qui est des produits de santé naturels,
les activités de conformité et d'application de
la loi continueront à être régies par la Politique
de conformité concernant les produits de santé
naturels et la Politique - 0001 de l'Inspectorat
de la Direction générale des produits de santé et
des aliments. Cela veut dire que toute décision
future concernant des mesures à prendre
continuera de s'inspirer des mêmes principes
présentement en vigueur en matière de risque :
plus un produit de santé naturel posera un risque
pour la santé et la sécurité humaines, plus on
procédera rapidement à des mesures de conformité
et d'application.
2. Pourquoi est-il nécessaire de
réglementer les produits de santé naturels?
La législation exige de la vigilance pour
s'assurer que des produits altérés sont repérés
et rappelés, que l'étiquette correspond au contenu
et que les allégations relatives à la santé sont
corroborées par des preuves. Santé Canada émet
fréquemment des mises en garde concernant des
étiquetages trompeurs ou des produits qui
provoquent des effets indésirables graves. Par
exemple, on a décelé du diéthylèneglycol dans du
dentifrice fluoré; et des herbes inappropriées
décelées dans des produits à base de cimicaire à
grappes ont entraîné des dommages au foie. Il y a
également eu des cas où un fabricant de produits
de santé naturels a énoncé des allégations santé
sans aucun fondement, comme la capacité de guérir
le cancer ou le SRAS. Par ailleurs, l'importation
croissante de produits et d'ingrédients de
l'étranger exigera une surveillance afin
d'assurer l'innocuité et la qualité des produits
pour les Canadiens.
3. Pourquoi les produits de santé
naturels ne sont-ils pas réglementés et légiférés
comme des aliments?
Le Règlement sur les produits de santé
naturels a été formulé à la lumière des
recommandations du Comité permanent de la santé.
Lors de la mise au point du Règlement,
la grande majorité des intervenants ont fait
savoir que les produits de santé naturels ne
doivent pas être réglementés comme des
aliments.
4. Le projet de loi C-51 entraînera-t-il
une hausse des prix des produits de santé
naturels?
Non. En vertu du projet de loi C-51, les
Canadiens auront toujours accès à des produits de
santé naturels sains, efficaces et de première
qualité. Ce projet de loi ne restreindra pas
l'accès à ces produits et ne devrait pas en
augmenter les coûts puisqu'il n'est pas question de
modifier le mode de réglementation de ces
produits.
5. Le projet de loi C-51 provoquera-t-il
des pertes d'emploi ou réduira-t-il la
disponibilité des produits de santé naturels?
En vertu du projet de loi C-51, les Canadiens
auront toujours accès à des produits de santé
naturels sains, efficaces et de première qualité.
Ce projet de loi ne restreindra pas l'accès à ces
produits et il n'est pas question de modifier
leur statut réglementaire (de la vente libre aux
produits d'ordonnance).
6. Pourrais-je toujours obtenir mon
produit de santé naturel au magasin d'aliments
naturels en vertu du projet de loi C-51?
Oui. Les Canadiens auront toujours accès à des
produits de santé naturels sains, efficaces et de
première qualité. Ce projet de loi ne s'applique
pas à la vente au détail et, par conséquent,
n'aura aucune incidence sur la disponibilité de
ces produits.
7. Les médecins naturopathes et autres
professionnels de la santé auront-ils toujours
accès aux produits dont ils ont besoin pour aider
leurs patients?
Oui. Le projet de loi C-51 ne vise pas les
praticiens qui préparent des produits composés
pour leurs patients.
8. Le projet de loi C-51 cible-t-il les
praticiens ou les consommateurs de produits de
santé naturels?
Non, les activités des praticiens de produits de
santé naturels relèvent de la compétence des
provinces. L'utilisation de ces produits par les
consommateurs à des fins personnelles n'est pas
visée, non plus, par le présent projet de loi.
Les activités réglementées pour les produits de
santé naturels sont déjà définies dans le
Règlement sur les produits de santé
naturels et demeurent inchangées. Ces
activités comprennent les suivantes :
fabrication, emballage, étiquetage, importation
et distribution des produits de santé naturels
pour la vente.
La nouvelle définition pour la « vente » dans le
projet de loi C-51 ne touche pas les praticiens.
La relation entre le praticien et son patient pour
la préparation de produits composés tombe sous la
définition de la « pratique de la médecine », qui
relève de la compétence des provinces. Ce projet de
loi respecte cet arrangement.
9. Quels aspects liés à des préjudices
et à l'innocuité justifient le Règlement sur
les produits de santé naturels?
Le Règlement sur les produits de santé
naturels est la réponse du gouvernement
canadien au rapport 1997 du Comité permanent de la
santé intitulé : Les produits de santé
naturels : une nouvelle vision. Dans son
rapport, le comité recommandait la mise en place
d'un cadre réglementaire unique pour les produits
de santé naturels, distinct du Règlement sur
les aliments et drogues. Ces recommandations
ont été formulées à la suite d'une analyse
approfondie de l'utilisation des produits de santé
naturels et de leur mode de réglementation
(médicaments en vertu du Règlement sur les
aliments et drogues).
Si les produits de santé naturels présentent
généralement peu de risques, Santé Canada a quand
même été appelé à se pencher sur certains aspects
de santé et d'innocuité liés à ces produits,
comme cela a été le cas pour des produits
falsifiés tels que les médicaments d'ordonnance
comprenant des benzodiazépines, pour favoriser le
sommeil, et le sildénafil utilisé dans des produits
à base d'herbes médicinales pour la dysfonction
érectile.
Il y a eu des problèmes de substitution : on a
trouvé du diéthylèneglycol dans un dentifrice
fluoré et des plantes inappropriées, dans un
produit à base d'actée à grappes noires (pour
soulager les symptômes de la ménopause). En
outre, là où les pratiques de fabrication
appropriées n'avaient pas été respectées, des
problèmes d'innocuité sont survenus liés à la
contamination bactérienne et à la présence de
métaux lourds, tels que l'arsénique et le plomb.
Les nourrissons, les enfants et les personnes âgées
sont particulièrement vulnérables à ces types de
contamination.
10. Quelle sera l'incidence du projet de
loi C-51 sur les fabricants/fournisseurs de
produits thérapeutiques de calibre professionnels
et, par ricochet, sur mon propre accès à ces
produits?
Le projet de loi C-51 ne touche pas au mode de
réglementation des produits de santé naturels au
Canada. Fabricants et importateurs de produits de
santé naturels demeureront assujettis aux mêmes
exigences réglementaires que celles qui sont en
vigueur depuis la mise en oeuvre du Règlement
sur les produits de santé naturels, en
janvier 2004.
11. La définition de produits
thérapeutiques dans le projet de loi est
vaste. Il ne contient pas de véritable mention aux
produits de santé naturels. Où ces produits se
situent-ils par rapport à cette définition, et ne
pourrait-on pas y établir une distinction plus
nette?
En vertu du Projet de loi C-51, l'expression
produits thérapeutiques englobe une gamme
de produits vendus à des fins thérapeutiques :
médicaments, dispositifs médicaux, produits
biologiques et produits de santé naturels. Cela
ne modifie pas la classification d'un produit de
santé naturel et n'impose pas d'exigences
supplémentaires.
La définition des produits de santé naturels
demeurera associée au Règlement sur les
produits de santé naturels, qui ne sera pas
modifié en vertu du projet de loi C-51.
12. Le projet de loi C-
51 exige-t-il des fabricants, importateurs,
emballeurs et étiqueteurs de produits de santé
naturels d'obtenir une licence d'établissement
plutôt qu'une licence d'exploitation?
Non, le projet de loi C-51 ne modifie pas les
exigences de la licence d'exploitation pour
l'industrie des produits de santé naturels. Les
exigences d'une telle licence pour les produits
de santé naturels restent conformes au
Règlement sur les produits de santé
naturels. Ces dispositions s'appliquent aux
fabricants, importateurs, étiqueteurs et emballeurs
de produits de santé naturels.
Le terme « licence d'établissement » est une
expression générale qu'utilise le projet de loi C-
51 pour désigner différents types de licences
exigées pour la fabrication de produits. Ce
projet de loi prévoit la création de différents
types de « licences d'établissement », y compris
des licences d'exploitation pour produits de
santé naturels et l'enregistrement de
l'exploitation pour d'autres produits. Ces
systèmes de licences ne seront pas modifiés.
13. Un magasin d'aliments naturels devra-
t-il obtenir une licence spéciale pour vendre des
produits de santé naturels?
Non. Le Règlement sur les produits de santé
naturels n'exige pas l'obtention d'une
licence d'exploitation de produits de la part du
détaillant. Les activités assujetties au
Règlement incluent la fabrication,
l'emballage, l'étiquetage et l'importation de
produits de santé naturels à des fins de
distribution et de vente commerciale au Canada.
14. L'article 15.1(4) de ce projet de
loi autorise-t-il à désigner les produits
thérapeutiques comme médicaments? Les produits de
santé naturels pourraient-ils être assimilés à la
catégorie médicaments et se vendre ainsi
sous ordonnance?
En vertu de l'actuelle Loi sur les aliments
et drogues, les produits sont classifiés
comme médicaments, cosmétiques, aliments et
dispositifs médicaux. Les produits de santé
naturels sont présentement considérés comme une
catégorie distincte des médicaments et sont
assujettis à un cadre réglementaire
(Règlement sur les produits de santé
naturels), distinct du régime visant les
médicaments (Règlement sur les aliments et
drogues).
En vertu du Projet de loi C-51, l'expression
produits thérapeutiques englobe une gamme
de produits : médicaments pharmaceutiques,
dispositifs médicaux, produits biologiques,
cellules, tissus et organes, produits de santé
naturels. Cela ne modifie pas la classification
d'un produit de santé naturel et n'impose pas
d'exigences supplémentaires, comme une
ordonnance.
15. Je crains que l'inclusion des
produits de santé naturels dans la définition
étendue visant les produits
thérapeutiques, telle que proposée dans ce
projet de loi, gomme la distinction entre la
thérapeutique naturelle et les médicaments. À
titre de médecin naturopathe, je ne peux pas
prescrire de médicaments. Je pourrais donc ne plus
être autorisé à prescrire des nutriments
essentiels, des herbes et des remèdes naturels à
mes patients.
Le projet de loi C-51 ne touche pas au mode de
règlementation des produits de santé naturels au
Canada. Classifiés comme produits thérapeutiques en
vertu du projet de loi, les produits de santé
naturels demeureront assujettis à un cadre
réglementaire, le Règlement sur les produits de
santé naturels, distinct du cadre
réglementaire visant les médicaments.
Il n'y a rien dans le projet de loi C-51 qui
modifierait le statut réglementaire des produits
de santé naturels pour les faire passer de la
vente libre (statut actuel) au statut de produits
d'ordonnance. En vertu du projet de loi C-51, les
Canadiens continueront à avoir accès à des produits
de santé naturels sains, efficaces et de première
qualité.
16. Depuis l'introduction du
Règlement sur les produits de santé
naturels, y a-t-il eu des cas de conversion de
l'un de ces produits en médicament d'ordonnance?
Non. Depuis l'entrée en vigueur, en 2004, du
Règlement sur les produits de santé
naturels, aucune modification n'a été adoptée
pour convertir ce genre de produit en un
médicament d'ordonnance.
17. Quel système de licence sera
nécessaire en vertu du projet de loi C-51 pour
permettre à une mère d'obtenir des comprimés de
vitamine C pour son enfant?
Aucune licence de quelque nature que ce soit ne
sera requise à cette fin. Le projet de loi ne
cible pas l'utilisation de produits de santé
naturels à des fins personnelles par les
Canadiens, y compris les mamans qui administrent
de tels produits à leurs enfants.
18. Les produits de santé naturels
doivent-ils arborer un code DIN?
Non. Les produits de santé naturels exigent un
numéro de produit naturel (NPN) ou, dans le cas
de remèdes homéopathiques, un numéro de remède
homéopathique (DIN-HM) pour pouvoir se vendre
légalement au Canada. Cette exigence du
Règlement sur les produits de santé
naturels est en vigueur depuis le 1er
janvier 2004. Les exigences de preuve aux termes de
ce règlement sont flexibles et diffèrent de
celles relatives aux drogues exigeant un DIN. Les
normes utilisées pour évaluer les risques et
bienfaits des produits de santé naturels
continueront de tenir compte de l'historique
d'utilisation, des usages traditionnels et des
pratiques culturelles.
19. Pourra-t-on en appeler d'une
décision prise par Santé Canada concernant
l'homologation d'un produit de santé naturel?
Les alinéas 9(2) et 9(3) du Règlement sur
les produits de santé naturels offrent aux
intervenants la possibilité de demander que le
ministère, au nom du ministre de la Santé,
reconsidère son refus d'émettre ou de modifier
une homologation de produit.
20. Le projet de loi C-51 range-t-il les
produits de santé naturels sous les lois qui
régissent les médicaments d'ordonnance?
Les produits de santé naturels demeureront
autorisés pour la vente libre en vertu du
Règlement sur les produits de santé
naturels en vigueur depuis le 1er janvier
2004.
21. Les changements
apportés à la Loi sur les aliments et drogues
signifient-ils une interdiction des produits de
santé naturels? Une ordonnance sera-t-elle
requise pour de tels produits, comme la vitamine
C?
Non. Aucune disposition dans le projet de loi C-
51 ne modifie le statut réglementaire actuel des
produits de santé naturels, qui sont présentement
en vente libre, pour exiger leur vente par
ordonnance. En vertu du projet de loi, les
Canadiens continueront à avoir accès à des produits
de santé naturels qu sont sécuritaires, efficaces
et de qualité supérieure.
Les produits de santé naturels continueront à
être réglementés de la même façon en vertu du
Règlement sur les produits de santé
naturels, qui est en vigueur depuis le 1er
janvier 2004.
22. Pourquoi le projet de loi C-51
modifie-t-il la définition de vente et
quelle incidence cela aura-t-il sur les petits
commerçants de produits de santé naturels?
Le projet de loi C-51 modifie la définition de
vente afin de clarifier les activités de
distribution et de location. Ces clarifications
viseraient surtout les cellules, les tissus et
organes, ainsi que les instruments médicaux. Ces
changements n'ont rien à voir avec les produits
de santé naturels.
23. Quel sera le sort réservé aux
suppléments en vertu du projet de loi C-51, et le
dosage fera-t-il l'objet d'une réglementation?
Pourra-t-on se procurer des tablettes de 100 mg
de vitamine C sans ordonnance?
Le projet de loi ne limitera pas l'accès aux
produits de santé naturels et il n'est pas
question de modifier leur statut réglementaire (de
la vente libre aux produits d'ordonnance).
En vertu du projet de loi C-51, les Canadiens
auront toujours accès à une vaste gamme de
produits de santé naturels en vente libre, y
compris les suppléments vitaminiques et minéraux
en doses et en concentrations variées.
Les dosages permis seront toujours déterminés en
fonction des preuves fournies pour appuyer
l'innocuité et l'efficacité de tous les produits de
santé naturels.
24. Quelle incidence le projet de loi C-
51 aura-t-il sur la relation médecin naturopathe-
patient en ce qui concerne les prescriptions?
Il n'y aura aucune incidence. Le projet de loi C-
51 respecte la relation praticien-patient et ne
cible pas les praticiens qui préparent des
produits composés pour leurs patients.
La pratique médicale est de compétence
provinciale.
25. Advenant l'adoption du projet de loi
C-51, cela signifiera-t-il que TOUS les produits
thérapeutiques, ou la plupart, exigeront une
ordonnance médicale?
Non. Le projet de loi C-51 ne modifie pas la
classification de produits de santé naturels et
n'impose pas d'exigences supplémentaires, telle que
la conversion du statut vente libre au
statut produit d'ordonnance.
26. Quelle incidence le projet de loi C-
51 aura-t-il sur les essais cliniques?
Les exigences relatives aux essais cliniques
visant les produits de santé naturels sont
décrites dans le Règlement sur les produits de
santé naturels en vigueur depuis le 1er
janvier 2004.
Ce projet de loi ne modifiera pas la manière
dont Santé Canada passe en revue et autorise les
essais cliniques visant les produits de santé
naturels.
27. L'augmentation des
pouvoirs d'application, des amendes et des
pénalités dans ce projet de loi suscitera-t-elle
des mesures de conformité accrues à l'encontre
des fabricants de produits de santé naturels?
Les mises à jour de la Loi ne donneront
pas lieu à un nombre accru de mesures de
conformité et d'application pour les produits
réglementés, y compris les produits de santé
naturels. Une version modernisée de la Loi
permettra à Santé Canada d'entreprendre des
activités de conformité et d'application plus
efficaces en l'habilitant à agir en fonction du
niveau de risque d'un produit.
Le fait est que les dispositions actuelles de la
Loi sur les aliments et drogues visant
la conformité et l'application remontent à plus de
50 ans et exigent une mise à jour. Le Canada
accuse passablement de retard, à cet égard, par
rapport à d'autres parties du monde, notamment les
États-Unis, l'Europe et l'Australie.
Les propositions visant la conformité et
l'application nous permettront de réagir aux
risques, indépendamment du type de produit - elles
ne donneront pas lieu à un nombre accru de
mesures d'application à l'encontre de produits de
santé naturels ou de tout autre produit réglementé.
Au fait, l'approche reste inchangée pour ce qui
est des activités de conformité et d'application
s'appliquant aux produits de santé naturels. Cette
approche continuera à être régie par la Politique
de conformité concernant les produits de santé
naturels et la Politique - 0001 de l'Inspectorat
de la Direction générale des produits de santé et
des aliments. Toute décision concernant des mesures
à prendre continuera de s'inspirer des principes
présentement en vigueur en matière de risque :
plus un produit de santé naturel posera un risque
pour la santé et la sécurité humaines, plus on
procédera rapidement à des mesures de conformité
et d'application.
28. Le projet de loi C-
51 permet-il aux inspecteurs d'entrer dans des
maisons privées à volonté?
Non. S'il fallait qu'un inspecteur entre dans
une maison privée, il devrait obtenir au
préalable le consentement du propriétaire ou
présenter des éléments de preuve auprès d'un juge
pour obtenir un mandat d'entrée. Aucun changement
à cet égard n'est prévu dans le projet de loi C-
51.
Il arrive que des emplacements de fabrication ne
soient pas situés le long d'une voie publique ou
à côté d'un espace public. Aussi, le projet de
loi renferme une disposition permettant aux
inspecteurs de franchir une propriété privée pour
avoir accès à un tel emplacement. Cette disposition
ne permet d'aucune façon à un inspecteur d'entrer
dans une maison privée sans consentement ni
mandat.
29. Pourquoi est-il
nécessaire d'accroître de façon aussi dramatique
les amendes et les pénalités?
Si le projet de loi C-51 prévoit des amendes
plus élevées, celles-ci s'appliqueront aux
contraventions plus graves. Une contravention
mineure ne sera pas traitée de la même manière
qu'un incident ayant des répercussions
importantes sur la santé et la sécurité des
Canadiens. Par exemple, dans les cas de
contrefaçon, Santé Canada ne pouvait imposer une
amende de plus de 5 000 $. Or, pour des
contraventions similaires, d'autres autorités
compétentes sont habilitées à imposer des amendes
de plus de 5 millions de dollars.
La structure des amendes et des pénalités au
Canada remonte à plus de 50 ans et accuse
passablement de retard par rapport à des autorités
réglementaires internationales modernes, tels que
les États-Unis, l'Europe, l'Australie et la
Nouvelle-Zélande. Les Canadiens méritent les mêmes
protections que les citoyens d'autres pays. Des
amendes et des pénalités plus sévères dissuaderont
les fabricants qui n'ont pas l'intention de se
conformer à la Loi sur les aliments et drogues et
à son règlement. Cette augmentation vise à faire
valoir l'importance d'assurer l'intégrité de la
chaîne d'approvisionnement canadienne, à laquelle
se fient tous les Canadiens pour des produits de
santé sans danger.
30. Puisqu'il y a un volume
d'autorisations non encore satisfaites pour les
produits de santé naturels, les produits non
approuvés seront-ils assujettis aux pouvoirs de
saisie et d'amende en vertu du projet de loi C-51?
Le Règlement sur les produits de santé
naturels s'applique conformément à la
Politique de conformité des produits de santé
naturels et mise sur une approche axée sur le
risque.
Des mesures coercitives seront prises si un
numéro de présentation n'a pas été attribué au
produit de santé naturel ou s'il y des raisons de
croire que le produit en question pose un risque
inadmissible pour la santé et la sécurité des
Canadiens.
Pour de plus amples renseignements sur la
Politique de conformité concernant les produits
de santé naturels, prière de visiter le site
31. Santé Canada est-il habilité à
saisir mon compte bancaire?
Non. Un tel pouvoir n'est pas prévu par la
Loi actuelle ni par le projet de loi C-
51.
32. Les inspecteurs pourront-ils imposer
des amendes jusqu'à concurrence de cinq millions
de dollars ou demander une peine d'emprisonnement
de deux ans à l'égard du suspect?
Non. Les inspecteurs ne peuvent imposer ni
amende ni peine d'emprisonnement. Comme c'est
présentement le cas en vertu de la Loi
sur les aliments et drogues, seules les
parties réglementées qui sont reconnues coupables
aux termes d'une procédure judiciaire sont
assujetties aux dispositions de la Loi en
ce qui concerne les amendes et les pénalités. Donc,
seuls les tribunaux peuvent imposer des amendes
et des peines d'emprisonnement.
33. Combien d'inspecteurs seront au
service de Santé Canada, de l'Agence canadienne
d'inspection des aliments et de l'Agence canadienne
des services frontaliers en vertu du projet de
loi C-51?
Le projet de loi C-51 en soi n'augmente pas le
nombre d'inspecteurs au service de Santé Canada,
de l'Agence canadienne d'inspection des aliments ou
de l'Agence canadienne des services
frontaliers.
34. Si un produit de santé naturel est
homologué pour un usage particulier et qu'un
médecin naturopathe me recommande une autre
utilisation, est-ce que mon praticien ou moi-même
commettons un crime?
Non, vous ne commettriez pas un crime. Le projet
de loi C-51 ne cible pas la relation praticien-
patient, ni l'utilisation de produits de santé
naturels à des fins personnelles.
Toutefois, Santé Canada encourage toujours le
consommateur à respecter les instructions
affichées sur l'étiquette ou à demander conseil à
un professionnel de la santé avant d'utiliser un
produit à des fins autres que celles indiquées.
35. Qu'arrivera-t-il si un produit de
santé naturel est jugé dangereux, alors que le
détaillant s'obstine à ne pas le retirer de
l'étagère?
Un produit qui a été reconnu dangereux aux
termes d'une évaluation scientifique et que le
détaillant décide quand même de maintenir en
magasin poserait un risque grave et imminent pour
la santé et la sécurité, ce qui justifierait le
recours à des mesures d'atténuation du risque. Par
conséquent et conformément à la Politique - 0001,
Politique de conformité et d'application, de
l'Inspectorat de la Direction générale des produits
de santé et des aliments, Santé Canada saisirait
le produit en question.
36. Le ministre de la
Santé possède-t-il des actions
d'une société pharmaceutique?
Non.
37. Le projet de loi C-51 va-t-il à
l'encontre de la
Charte des droits?
Non.
38. Pourquoi Santé Canada devrait-il
être habilité à décider ce qu'un fabricant de
produit de santé naturel peut affirmer ou non quant
à ses effets sur la santé?
Santé Canada se donne pour mission d'aider les
Canadiens à maintenir et à améliorer leur santé.
À cette fin, il dispose de moyens de contrôle
appropriés afin de s'assurer que les produits de
santé naturels qu'utilisent les Canadiens sont
sans danger, efficaces et de première qualité,
qu'ils sont étiquetés en conséquence et de façon
véridique (y compris les avertissements et mises
en garde), de façon à ce que les gens soient en
mesure de faire des choix éclairés et sans
danger.
Un règlement distinct pour les produits de santé
naturels permet de les évaluer selon des
paramètres appropriés et de formuler des
allégations-santé sur la foi de preuves adaptées
à ce genre de produits.
39. Si quelqu'un désire utiliser un
produit de santé naturel d'une manière que
n'approuve pas Santé Canada, mais qui s'est déjà
avérée bénéfique pour lui, pourquoi ne pourrait-
il pas décider ce qui lui convient?
Le projet de loi C-51 n'aura aucune incidence
sur la façon dont le consommateur décide
d'utiliser ces produits.
Toutefois, Santé Canada encourage toujours le
consommateur à respecter les instructions
affichées sur l'étiquette ou à demander conseil à
un professionnel de la santé avant d'utiliser un
produit à des fins autres que celles
indiquées.
40. Le projet de loi C-51 aura-t-il une
incidence sur les normes régissant la culture de
plantes médicinales?
Non. La culture de plantes médicinales n'est pas
une activité réglementée en vertu des
activités contrôlées prévues dans le
projet de loi C-51.
41. Le projet de loi C-51 m'empêchera-t-
il de tenir un repas-partage?
Non.
Si vous avez des questions à poser ou des
commentaires à faire au sujet du Plan d'action ou
des modifications législatives proposées, veuillez
communiquer avec nous par courriel
ou téléphonez au 1-866-891-4542.
Source : http://healthycanadians.ca/pr-rp/billC-
51_f.html
Laissez un commentaire
MENSONGES DE MALADIE CANADA
Ce communiqué n'a rien de surprenant. Mais ce n'est que de la
manipulation. Il faut lire le projet de loi pour comprendre. Voir la
redéfinition du mot ''gouvernement'' qui ouvre la porte à l'influence
d'autres gouvernements ou même de soi-disant organisations
professionnelles... Ca va faire la Bullshit.
Il ne faut pas se laisser tromper par cette agence qui n'est qu'une
couverture pour l'industrie pharmaceutique en lien avec le monde
financier international ! (les banques privées)
Tony Clement est un menteur, un vendu et un traître. Il doit
démissionner immédiatement.
http://stopc51.blogspot.com/2008/06/arretonsc-51.html
Méfiez-vous de l'opération de charme de l'ACAS, ils sont corrompus par
le financement du fédéral qui finance la biotech.
Les cies pharmaceutiques criminelles comme Merck doivent être
démantelées et ses hauts dirigeants emprisonnés.
Rédigé par : flipper008